Noir Ebène : la Maison Ceronne

Eldorado des parisiens en quête de nature et de grand air, le Perche est désormais unanimement reconnu comme le territoire d’évasion pour les citadins en mal de campagne. Brocanteurs, artisans, petits restaurants, musées, lieux historiques et balades dans la nature font des alentours un lieu incontournable pour se ressourcer, à seulement quelques heures de Paris.

Mais où passer la nuit ? Dans la charmante bourgade de Mortagne-au-perche, un nouveau lieu d’exception vient d’ouvrir ses portes, vous accueillant d’une nuitée à un long weekend : la Maison Ceronne.

Originellement conçue pour accueillir famille et amis, ce qui ne devait être qu’une maison de copains est aujourd’hui ouverte à tous : la Maison Ceronne séduit sur Instagram dès les premières photos postées. Un point de départ déroutant pour cette maison qui change alors de vocation et s’ouvre vers l’extérieur, sans perdre sa visée initiale. Les premières demandes de réservations arrivent sans crier gare, et l’idée de faire de la Maison Céronne une maison d’hôte s’est presque imposée d’elle-même, afin de permettre à un plus grand nombre de venir admirer les prouesses architecturales de l’architecte d’intérieur Vincent-Louis Voinchet, pour Studio Nohau. Piscines en marbre, grandes chambres tournées vers le jardin, salons design, découverte.

Placée en haut d’une colline, offrant une vue imprenable sur la campagne environnante, notre architecte reinvente la maison de campagne traditionnel en investissant et transformant deux anciennes bâtisses agricoles de beaux volumes. Le bâti, bien qu’a for potentiel, necessite de lourd travaux afin de réorganiser les espaces et de leur donner une nouvelle vie.

La magie des lieux opère notamment grâce à une utilisation subtile du noir qui vient théâtraliser le décor, pour une retraite contemporaine des plus atypiques.

Au-dessus du banc années 60 détourné en table basse, applique « Vega » années 80, en aluminium laqué, de Cesaro et Amico pour Tre Ci Luce. A gauche, lampe « Brumbury »en acrylique et acier, années 60, de Luigi Massoni pour Guzzini. Tableau de Katrin Bremermann ( galerie Martin Kudlek) et collage de Vincent-Louis Voinchet. Au premier plan, le fauteuil « G10 » moutarde, 1955, de Pierre Guariche et le lampadaire aux feuilles de métal enroulées ont été chinés.

Avec ses sept mètres de hauteur sous plafond et son immense baie vitrée,son plafond d’origine peint en noir le salon est aussi spacieux que lumineux. A droite, l’œuvre au pastel, « Le Grand Diptyque » de Julien Colombier (commandé pour le projet), fait écho à la nature environnante. Grand collectionneur de luminaires vintage, l’architecte a su trouver une place pour chacun. Sur le mur du fond, dix-huit appliques « Oyster » accolées, 1968, de Dieter Witte et Rolf Krüger forment une œuvre lumineuse à part entière. Sculpturale, la suspension modulaire des années 60 de Robert Haussmann déploie ses tubes en aluminium tout comme les lampes de la série « Orgue » de Jacques Charles, en métal chromé, éditées dans les années 70. Sur le tapis ( Elitis), table basse en acier découpé dotée de pieds en marbre Noir Marquina ( Studio Nohau) et canapé « Convert » ( Prostoria) recouvert d’un drap de laine ( Kvadrat) et de coussins disparates (Elitis). Au fond, cache-pots « Botanique » de Granstudio ( Bolia).

Séparée du salon par une cheminée à foyer ouvert de part et d’autre et des arches en béton banché, la salle à manger associe une immense table dessinée par l’architecte d’intérieur – trois plaques de marbre Noir Marquina découpées en papillon reposant sur une structure de quatre pieds en acier plié en accordéon – et des bancs en chêne massif ( Studio Nohau). Suspension et lampadaire « Atomic » années 60, de Robert Haussmann ( Puces de Saint-Ouen). Pots blanc ( Serax) et plat en céramique de Sarah Jerath ( Ailleurs Paris).Autres signes empreints de contemporanéité : les arches de passage en béton banché qui conduisent aux différents espaces.

Entièrement restaurée, l’entrée fait également peau neuve grâce à son mur en pierres entièrement rejointoyées, et son sol enduit de béton poncé puis huilé. Une nouvelle jeunesse pour ce bâtiment agricole des plus bruts.


la Cuisine

Dessinée par le Studio Nohau et réalisée sur mesure, la cuisine accueille un îlot en marbre Noir Marquina et des modules de rangement aux façades anthracite « Kungsbacka » ( Ikea). Au fond, triptyque à l’encre de Chine et mine de plomb sur papier, de Vincent- Louis Voinchet, et appliques en provenance d’un ancien théâtre, chinées à Bruxelles et détournées en lampes. Tabourets hauts « ML42 » ( By Lassen). Plats et planches en bois ( Ailleurs à Paris). Carafe ( Zara Home).


Sous la charpente en chêne décapée, au dernier étage de la maison, le Studio Nohau fait réaliser par un ferronnier local un claustra à filigranes d’acier qui servira de garde-corps à l’escalier en béton qui dessert le niveau inférieur.

On aime : le grand canapé carré « Cosima » en velours noir de chez Bolia, garni de coussins en velours Caravane Bastille, la lampe vintage noire et blanche de Habitat et le fauteil chiné scandicanve inspiration 50’S.

Sous les Combles…

Pour acceder à la chambre lovée sous les combles, au coeur de l’ancienne toiture réhabilitée, l’architecte d’interieur réalise un coup de géni. Il fait réaliser sur-mesure un escalier en feuille d’acier pliée, permettant ainsi de franchir sans encombre la poutre maitresse de la maison, sans la sectionner ni la remplacer par une armature contemporaine. Une manière d’allier le charme d’antan et la practicité d’aujourdui autravers d’un design simple et contemporain.

On aime : le Fauteuil « Seconda 602 » en métal laqué noir, l’assise en acier perforé et dossier en mousse polyuréthane, années 80, de l’architecte italien Mario Botta, le Chandelier « Spin » articulé en fonte de Tom Dixon.


Outre son ouverture sur le jardin, une des chambres bénéficie d’une large mezzanine accessible par une échelle en acier réalisée sur mesure. Une Insitation à Au voyage et à la découverte de la nature environnante.

les Chambres

Une dizaine de chambres indépendantes, toutes équipées d’une salle d’eau avec WC et douche, ainsi que d’un reseau wifi, sont réparties sur l’ensemble des 3 bâtiments.


Suite 2.0

Tout comme le reste de la maison, les chambres et suites savent conserver le même fil conducteur architectural : des volumes très ouverts, avec un esprit design des année 50 aux années 80, très graphique aussi, le noir et le blanc, les architectes américains des années 40/50, et enfin le trio Marbre noir Marquina, béton lissé ou banché, et bois brut.

Une grande suite se joue en noir et blanc avec la teinte ébène créant un effet graphique sur le mur. Canapé « Days Forum » en cuir et noyer dessiné par Robin Day ( Habitat). Coussins aux motifs géométriques ( Rouge du Rhin). A gauche, fauteuil « Coquetier », 1955, en acier et fils de scoubidou, de Pierre Guariche, André Motte et Michel Mortier (Les Ateliers de Recherche Plastique pour Steiner). Sur le tapis, deux poulies à ancre pour bateau font office de tables basses. Dessin « Après les deux portes » d’Emmanuel Régent ( galerie Caroline Smulders). Lampes vintage ( Puces de Saint-Ouen) et vase en céramique aux doubles anses (Serax chez Ailleurs Paris).


Loisirs & Cie

Peur de vous ennuyer ? Avec deux généreuses piscines (l’une intérieure, l’autre exterieure, toutes deux chauffées), un sauna en bois nordique noir ébène, un hammam à la Jean-Pierre Raynaud (au carrelage blanc et aux joins noirs), mais également un bar et une salle de cinéma, le domaine vous garanti un nombre d’activités à faire palir XXXX. Une envie de vous echapper et de parcourir le Perche? la maison vous donnera les bonne adresse à découvrir dans la région.

On aime : Les fauteils Sumba en bois de Suar de chez Am PM, disposés symetriquement autour de la pisicne pour amener un element naturel brut, au béton brlanché et au marbre noir Marquina.


Rendre visite…

Vous souhaitez poser vos valises à la Maison Céronne ? n’hésitez pas à faire un petit tour sur leur site.

Chambre double à partir de 178 €, petit déjeuner inclus.


Maison Ceronne, la Gilberdière, 61380 Sainte-Céronne-Lès-Mortagne 07 63 54 71 17

Photographie par Nicolas Mathéus & Image Courtesy pour Maison Ceronne

Article rédigé par Charlotte Woivré

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