2 GRENIER A SEL

Une Maison de Ville à Fécamp

Cette maison en pierre, laissée dans son jus depuis quelques années, s’étale sur 5 étages, tel les maisons de villes traditionnelles Fécampoises : un sous-sol un rez-de-chaussé, 2 étages et des combles. 5 Petits espaces à retravailler afin de composer un cabinet médical et un AirBnB evolutif. On relève le défi !

5 Niveaux peu fonctionnels…

BLA BLABLBALABALN


Séjour
2019

Salle à Manger
2018

Le but de cette maison était d’avoir une balance financière à l’équilibre, c’est à dire de louer une partie à l’année afin de payer les charges de toute la maison. Pour cela, nous décidons de détacher le RDC afin d’en faire un cabinet médical indépendant, avec pignon sur rue. L’entrée de l’habitation se fait, elle, en passant par la cour puis l’escalier arrière, qui dessert chaque étage, indépendants.

RDC

Le Cabinet Médical

Dans notre nouvel aménagement, le salon devient la salle d’attente pour accueillir la patientelle, et l’ancienne cuisine, pourvue d’arrivées d’eau, permet d’emmenager un sanitaire dans la salle de consultation.

1ER

Les Pièces à vivre du AirBnb

-Deux lots

+ zoom
2EME

Les Chambres du Airbnb

-Deux lots

3EME

La Suite Parentale sous les combles

La suite parentale et la salle de bain

-1

Lingerie & Sauna

Au sous-sol se trouve la partie buanderie (necessaire à tout AirBnb digne de ce nom, il comporte les machines, la table à repasser et les armoires pour entreposer jeux de draps, serviettes, linge de lit supplémentaires). Beneficiant des arrivées d’eau qui passent part la, nous en profitons par rajouter un toilette, ainsi qu’un point d’eau. La deuxième pièce à été complètement isolée et aménagée en Sauna, une autre distraction valorisée lors des locations de courtes durées.

Pukif

Pierre Loti

Les chambres

Les heures passaient monotones, et, dans les grandes régions vides du dehors, lentement la lumière changeait ; elle semblait maintenant plus réelle. Ce qui avait été un crépuscule blême, une espèce de soir d’été hyperborée, devenait à présent, sans intermède de nuit, quelque chose comme une aurore, que tous les miroirs de la mer reflétaient en vagues traînées roses. La lumière matinale, la lumière vraie, avait fini par venir ; comme au temps de la Genèse, elle s’était séparée d’avec les ténèbres qui semblaient s’être tassées sur l’horizon, et restaient là en masses très lourdes ; en y voyant si clair, on s’apercevait bien à présent qu’on sortait de la nuit – que cette lueur d’avant avait été vague et étrange comme celle des rêves. Dans le ciel très couvert, très épais, il y avait çà et là des déchirures, comme des percées dans un dôme, par où arrivaient de grands rayons couleur d’argent rose.

Dehors, ce devait être la mer et la nuit, l’infinie désolation des eaux noires et profondes. Dehors il faisait jour, éternellement jour. Mais c’était une lumière pâle, pâle, qui ne ressemblait à rien ; elle traînait sur les choses comme des reflets de soleil mort. Autour d’eux, tout de suite commençait un vide immense qui n’était d’aucune couleur, et en dehors des planches de leur navire, tout semblait diaphane, impalpable, chimérique. La fraîcheur humide de l’air était plus intense, plus pénétrante que du vrai froid, et, en respirant, on sentait très fort le goût du sel. Tout était calme et il ne pleuvait plus ; en haut, des nuages informes et incolores semblaient contenir cette lumière latente qui ne s’expliquait pas ; on voyait clair, en ayant cependant conscience de la nuit, et toutes ces pâleurs des choses n’étaient d’aucune nuance pouvant être nommées.